Les facteurs qui participent à la chute des cheveux

Une chute de cheveux, aussi appelée alopécie peut être causée par différents facteurs. Que ce soit dans le cas d’une perte de cheveux soudaine ou progressive, certaines personnes sont plus exposées que d’autres en fonction de leur hygiène de vie ou de traitements médicamenteux. Petit tour d’horizon des facteurs qui participent à la chute des cheveux.

L’âge et l’hérédité

On peut perdre ses cheveux à tout âge à partir de la puberté mais il est courant de constater que la chevelure a tendance à se clairsemer avec l’âge. Chez l’homme comme chez la femme, le vieillissement modifie la chevelure en la rendant plus sensible aux hormones mâles, en particulier la testostérone (qui est responsable de la chute de cheveux prématurée). Avec l’âge, lorsque le cheveu subit un excès d’hormones, il s’affine et la durée des cycles de vie est réduite, menant à terme à sa mort. Ce n’est pas l’âge en lui même qui provoque l’alopécie mais bien les modifications physiques et hormonales qu’il entraîne.

L’alopécie androgénétique (ou calvitie commune), qui touche près de 70% des hommes et 20% des femmes de plus de 45 ans, est causée par un excès d’hormones mâles, appelés androgènes. Ces hormones, dont la testostérone fait partie, attaquent le cheveu en provoquant le vieillissement prématuré de la racine, ce qui réduit la durée du cycle de vie et conduit à un affinement progressif de la chevelure jusqu’à sa disparition. Ce déséquilibre est induit par la présence de gènes spécifiques qui se trouvent dans le chromosome X, transmis par la mère. Il y a donc un lien évident entre perte de cheveux et hérédité. Attention cependant, le fait d’avoir une personne touchée par la calvitie dans l’entourage ne signifie pas obligatoirement que l’on en sera victime également.

Les bouleversements hormonaux

Ce facteur aggravant touche principalement les femmes mais peut également affecter les hommes. Chez la femme, les deux principaux bouleversements hormonaux sont la grossesse et la ménopause mais une pilule mal adaptée ou encore un trouble endocrinien (thyroïde) peut déclencher ou précipiter la chute des cheveux.

Chez l’homme, le bouleversement hormonal est moindre mais il peut survenir en cas de problème de thyroïde ou encore en cas de ralentissement de l’activité de l’hypophyse et mener à une perte de cheveux.

Chez l’homme comme chez la femme, le bouleversement hormonal aura les mêmes conséquences : l’organisme sera plus sensible aux hormones mâles, dont la testostérone, et cette sensibilité se traduira par l’affinement puis la disparition progressive des cheveux, ceux-ci ayant vu leur cycle de vie réduit par le vieillissement prématuré des racines causé par l’excès d’hormones.

La grossesse

Il n’est pas rare de voir des femmes enceintes avec des cheveux magnifiques, épais et brillants, qui ne tombent pas. Ce phénomène, provoqué par les hormones, ne dure pas et s’inverse même une fois la grossesse terminée, provoquant des chutes de cheveux importantes. Cette perte de cheveux est naturelle et presque inévitable mais elle n’est heureusement pas irréversible.

Pendant toute la grossesse, l’augmentation massive de la production d’oestrogènes agit sur les cheveux en freinant leur chute, ce qui les rend particulièrement plus épais et résistants. Ces hormones stimulent leur phase de croissance, appelée phase anagène.

Après l’accouchement, le taux d’oestrogènes chute, ce qui raccourcit la phase de repos du cheveu (phase catagène) et précipite son entrée en phase de mort puis de chute (phase télogène). En résulte une chute simultanée et massive des cheveux arrivés en fin de vie qui auraient du tomber naturellement mais plus tard. On remarque alors une perte de densité de la chevelure qui devient plus diffuse. Ce phénomène, appelé effluvium télogène post-partum, survient généralement dans les semaines qui suivent l’accouchement ou, en cas d’allaitement, dans les semaines suivant le sevrage.

Cette chute dure environ 3 mois et il faut attendre au moins 6 mois avant que les cheveux reprennent leur cycle normal, c’est-à-dire qu’une nouvelle phase de pousse débute. Si la chute persiste après 3 mois, il convient de consulter un médecin pour vérifier qu’il n’y ait pas de carences, en particulier en fer et en magnésium, ce qui est courant chez les jeunes mamans fatiguées. La prescription d’un contraceptif à base d’oestrogènes peut favoriser la repousse des cheveux.

Il n’est pas possible de stopper cette chute de cheveux naturelle mais il est possible de l’atténuer en adoptant une alimentation équilibrée ou encore à l’aide de compléments alimentaires contre la chute des cheveux.

La nature des cheveux

Un cheveu épais sera, par nature, plus résistant et donc son affaiblissement sera moins visible que sur un cheveu fin. En effet, plus les cheveux sont fins, plus ils tombent facilement.

L’utilisation répétée d’un fer à lisser ou à boucler

Le lisseur est l’accessoire ultime pour obtenir une chevelure bien raide, grâce à lui, fini les frisottis et les mèches rebelles ! Le principe est simple : on passe une mèche de cheveu entre deux plaques chauffées à haute température (parfois plus de 200°) et celle-ci ressort bien lisse. Si le rendu est superbe, l’effet sur les cheveux peut être dévastateur !

Tout d’abord, il faut savoir que la kératine, composant principal du cheveu, ne supporte pas la chaleur excessive : la fibre capillaire s’abîme et le cheveu devient sec. La couche de kératine qui protège les cheveux s’affine et finit par ne plus protéger des agressions extérieures. En cas d’utilisation quotidienne d’un fer à lisser, le cheveu se déshydrate complètement, il devient cassant et fourchu. Petit à petit, la chaleur le fragilise, il s’affine et finit par tomber. L’utilisation d’un lisseur sur cheveux mouillés ou humides est désastreux car il va accélérer le processus de déshydratation et précipiter la mort prématurée du cheveu.

L’utilisation d’un lisseur n’est néanmoins pas totalement déconseillée si l’on veut garder de beaux cheveux, il suffit juste de l’utiliser avec modération, toujours sur cheveux séchés et de les protéger à l’aide de soins spécifiques avant de les lisser. Ces soins thermo-protecteurs permettent de protéger les cheveux de la température élevée en préservant les écailles.

Le fer à boucler fonctionne un peu différemment : la mèche de cheveu est enroulée et maintenue autour d’une tige chauffée à haute température et en la relâchant, celle-ci ressort bouclée ou ondulée, suivant le type de boucle choisi. Une utilisation intensive ou mal préparée abîme les cheveux tout autant que le lisseur à cause de la chaleur dégagée par l’appareil.

Moins violent que le fer à lisser ou à boucler, le sèche-cheveux n’est toutefois pas l’ami de la chevelure : il dégage également une chaleur excessive qui, mal maitrisée, peut amener à une fragilisation des cheveux puis à leur chute. Si il est réglé sur une température trop élevée, il va provoquer une déshydratation du cheveu en abîmant la couche protective de kératine et, s’il est dirigé vers le cuir chevelu, il va assécher la racine des cheveux et causer des dommages sévères à la fibre capillaire.

Ces appareils d’aide à la coiffure sont à utiliser avec modération, en prenant certaines précautions afin qu’ils n’endommagent pas la chevelure de manière irréversible et ainsi éviter la chute prématurée des cheveux.

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Le stress

Les cheveux sont le reflet de l’état de santé physique ou psychique de chaque individu. Un cheveu terne, cassant ou qui tombe est un indicateur de déséquilibre. Le stress peut se manifester sous différentes formes et il existe une relation entre stress et chute de cheveux.

Souvent, on constate une chute de cheveux plusieurs semaines après un évènement stressant ou une période de stress : divorce, décès d’un proche, naissance d’un enfant, mariage mais aussi lors de tensions au travail ou dans l’entourage familial. Ces situations déclenchent un état de stress qui se répercute sur la santé des cheveux.

L’état anxieux, ou stress, réduit les flux circulatoires du corps en agissant sur la production d’hormones. Cette réduction agit donc directement sur le cuir chevelu : moins bien irrigué, il nourrit moins les cheveux qui deviennent plus fragiles et ternes. Le stress perturbe le cycle de vie du cheveu qui entre en phase de chute (phase télogène) alors qu’il n’a pas terminé sa phase de croissance (ou phase anagène). Ce passage précipité d’un stade à l’autre se traduit par un affaiblissement progressif qui amène le cheveu à une chute prématurée.

La production de kératine, élément principal de la composition du cheveu, est aussi touchée par le stress : les écailles qui recouvrent la surface des cheveux sont moins lisses, plus fines ce qui rend le cheveu plus sensible aux agressions extérieures et plus fragile. Cette fragilité conduit, à terme, à la chute du cheveu.

Le stress peut mener à une production excessive de sébum qui provoque des irritations du cuir chevelu, des pellicules ou bien des démangeaisons. Le sébum attaque les racines des cheveux en les étouffant : les follicules pileux se rétractent petit à petit, les cheveux poussent moins bien, s’affinent et finissent par tomber.

La chute de cheveux due au stress n’est pas irréversible, les cheveux repousseront normalement une fois l’équilibre psychique retrouvé mais pour les personnes qui ont le cuir chevelu sensible, il est possible que les cheveux repoussent moins épais et moins forts qu’avant l’épisode de stress.

Il est toutefois important de préciser que toutes les personnes sujettes au stress ne sont pas touchées par la perte de cheveux, seules les personnes présentant des prédispositions à l’alopécie seront concernées.

La malbouffe et les carences

Les cheveux sont alimentés par la racine, au travers des vaisseaux sanguins du cuir chevelu, ils ont besoin de nutriments spécifiques pour être en bonne santé. Ces éléments nécessaires à leur croissance sont apportés à l’organisme grâce à l’alimentation : si l’alimentation est de mauvaise qualité, les cheveux seront mal nourris et deviendront plus fragiles, ce qui entrainera leur chute.

Une chevelure terne, difficile à coiffer avec des cheveux abîmés et cassants peut être le signe d’une alimentation inadaptée ou bien de carences.

Une alimentation trop grasse, trop salée ou trop sucrée sur-sollicite le foie qui n’arrive plus à assimiler correctement les nutriments essentiels pour l’organisme et donc pour les cheveux. L’excès de mauvais cholestérol dans l’organisme est également néfaste pour le cheveu car il obstrue les vaisseaux sanguins qui alimentent le cuir chevelu, ce qui amène à une asphyxie progressive du cheveu et sa chute. Les aliments trop sucrés stimulent la production d’insuline qui à son tour va augmenter la production de sébum, ennemi juré du cheveu qui provoque un étouffement du follicule pileux pouvant mener jusqu’à la chute.

Une consommation excessive d’alcool, hormis son côté toxique pour le foie, provoque des carences en vitamine B qui est essentielle à la croissance des cheveux. En effet, elle stimule la création des protéines qui constituent l’élément principal du cheveu : la kératine. La vitamine B6 notamment n’est pas fabriquée par le corps, il est donc important de consommer des aliments qui en contiennent afin de fournir à l’organisme l’apport nécessaire.

En cas de carences alimentaires, l’organisme ne produit plus les éléments nécessaires à la croissance du cheveu. Plus particulièrement en cas de carence en vitamines B et en fer, les cheveux sont anémiés, affaiblis et à terme, la chute est inéluctable.

Pour avoir de beaux cheveux résistants, il est recommandé d’adopter une alimentation équilibrée, en limitant les excès en tout genre. Il faut par exemple privilégier les aliments contenant des protéines, de la vitamine B (sous toutes ses formes) et du zinc, qui sont les 3 éléments essentiels pour la croissance et la bonne santé des cheveux.

Cependant, en cas de chute de cheveux, une alimentation équilibrée seule ne résout pas le dysfonctionnement, il est important de bien identifier la cause de la perte de cheveu et les moyens de la traiter.

Les saisons

Il n’est pas rare de constater une augmentation du nombre de cheveux perdus à l’automne ou au printemps. Cette chute de cheveux saisonnière s’explique : en été, le soleil et la chaleur accélèrent la phase de croissance des cheveux qui sont donc plus nombreux à arriver en fin de vie à l’entrée de l’automne. Passagère, cette perte de cheveux dure en général 3 mois et n’a aucun impact sur la densité globale de la chevelure.